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Day life, Night life.

ecrit par Georges Quivole

Day life, Night life.


Lundi.

Olivier hait les lundis. Enfin, pas tous les lundis, la majorité d’entres eux, ceux ou il faut retourner dans l’abominable collège. Olivier hait l’école, pourtant la sienne n’est pas la pire, il parait que de l’autre coté de la ville, le collège « Prévert », (un poète, Olivier hait les poètes), craint vraiment, des histoires terribles se racontent. Olivier se dit que les même histoires sur son collège se racontent peut être à « Prévert »…Peu importe, d’ailleurs, il haïrait n’importe quel collège…… Tout lui déplait, les cours interminables, des matières sans intérêt ou si peu et les profs sont tellement nuls dans les matières qu’il aime : c’est la prof d’Anglais qui donne aussi les cours d’Arts Plastiques, le seul moment ou il aurait put se réveiller mais il n’en peut plus des sempiternels collages-découpages pour enfants de 5 ans… Le seul prof compétent, alors là trop fort, c’est celui d’éducation physique… Mais Olivier hait tellement le sport, surtout collectif, jeux de balles idiots ou les gros caïds obtus excellent… Comme ça le gonfle ! (« Gonfler », ballon, haha).

Le Caïdesque caïd s’appelle Kevin, enfin, des Kevins il y en 5 en classe, mais celui la est le chef d’escadrille des Kevins… Il les hait tous, mais lui, lui…

Grand, fort, beau et velu, il se rase déjà le frimeur, mais borné… pourtant il essaie de réfléchir en cours; Olivier constate les efforts désespérés de ses pauvres neurones derrière son front plissé, emperlé de sueur, (« emperlé de sueur », le genre de formule qui plait tant à cette flaque grise de prof de français) ses dents crispées sur son stylo mâchouillé...

Pendant ce temps, lui, Olivier torche n’importe quel devoir en 10mn, ho ! Sans résultats forcement exceptionnels, la plupart du temps il obtient des notes moyennes, parfois des flashs de génie le propulsent en première place, sans qu’il ne l’ai vraiment cherché…

Ça lui laisse tout le temps de rêvasser et d’observer les… filles ! En fait il adore les filles, hélas sans aucune contrepartie car s’il est plutôt joli, il est trop malingre, chétif presque, pas impressionnant du tout, aucune chance de matcher la prestance d’un béllattre comme Kevin1, qui leur plait sans efforts. Il sort avec presque toutes les filles, les unes après les autres… Mais pas Juliette, la plus jolie de la classe, enfin jolie, le mot est faible et bonne élève, et sympa et… Comme il l’aime, comme il la regarde, les larmes aux yeux, enfin presque, « les larmes aux yeux dans la tête », un concept à lui… Les yeux verts, brune, bronzée, ses parents viennent d’un pays chaud qui fait rêver, pleins de sable et de cocotiers… Et celle là n’a pas encore succombé à Kevin1, avec quelques autres filles moins belles ou trop intelligentes.

Alors voilà, la prochaine proie ça sera elle, il le sait, il le sent et ça lui fait trop mal, plus que de la jalousie, il est sur qu’il mourra de peine, ça sera trop triste, insoutenable le jour ou il la verra avec cette incommensurable andouille !

Mais que faire, elle ne le regarde même pas un peu…et puis quand bien même, que pourrai-t-il lui raconter de drôle ? Il se liquéfie dés qu’il l’approche…, la gorge nouée, le cerveau vide… Il hait le collège !

L’après midi il vit déjà mieux, le compte à rebours vers la délivrance est souvent plaisant, plus que 4 heures, 3, 2 , la dernière il passe les minutes, 60, 59 , la dernière minute savourée comme une friandise, égrenée en secondes, surtout si le prof a oublié l’heure et qu’il sursaute à la sonnerie de la cloche, moment de pur plaisir anticipé par un Olivier prévoyant, ses affaires déjà rangées dans son sac depuis longtemps, le premier à la porte, et souvent à la sortie, ouvrant avec fierté le portail à peine déverrouillé par le surgé, peau de vache de service…

A partir de là tout est plaisant, le trajet à pied pour rentrer chez lui est un régal par les ruelles du centre ville, il habite au fond d’une impasse que se termine au pied des ruines d’un vieux château, perché sur une colline…

Et chaque jour, il est sur de trouver au même endroit, guettant du haut d’un vieil escalier, deux yeux verts magnifiques au milieu d’une fourrure grise soyeuse, Atilla, son chat, « Miaou » de bienvenue, étirements et bâillements, à peine un an et déjà une vraie dégaine de mini-puma… La classe totale ! Il ADORE son chat. Atilla le lui rend bien, une crème de chat, cajoleur, ronronneur, joueur… Olivier lui achète les meilleures croquettes avec son argent de poche, le choye, l’admire… Il est trop beau ! Et quelle vie de rêve il a : jouer, se prélasser au soleil, se laisser caresser, aimer, nourir et ne payer cela quant existant ! La définition même du paradis, aucune autre contrainte que d’ÊTRE et en profiter. Quel pied !

MARDI

Olivier hait les mardis……

Certes, c’est la veille du mercredi, jour sans école, île de tranquillité entre les week-ends, mais c’est le jour de la gym ! Il hait la gym ! Plus que tout ! Monsieur Musclor, le prof, (enfin, son vraie nom est imprononçable, genre machin en « sky », musclor est parfait !), est grand, souple, costaud et se prend au sérieux au delà de tout, croyant dur comme fer aux bienfaits de l’éducation physique… Olivier n’arrive pas a comprendre comment diable quelque chose qui fatigue, tiraille, courbature, cogne, tord les membres voire fait saigner les bons jours, peut faire du bien… Autant dire qu’il essaie d’être d’une discrétion de souris pendant ces 2 heures de torture intensive… La bonne tactique consiste à n’être pas mauvais sur les exercices faciles, ceux ou « comprendre » paye plus que « se démener », genre : monter à la corde ou escalader, courir longtemps plutôt que vite (fastoche, juste une question de souffle), sauter en hauteur ou a la perche, tout dans l’élan et la façon de se placer… Tout ceci sans être bon bien sur, pas d’excès de zèle, juste assez pour être oublié dans les exercices durs et surtout les horribles sports collectifs, sa hantise… Et puis ce le cours terrible ou les caïds, Kevin1 en tête s’attaquent aux filles, roulant des mécaniques, muscles apparents, sueur odorante, plaies non soignés pour impressionner par le courage indomptables (ho ! Comme ça marche ça !) Olivier est écœuré par ce manége…Et voila que ce mardi là vire au cauchemar absolu, Kevin1 s’approche de Juliette …NoOooN !!! Si jolie avec son petit short vert et son tee-shirt blanc, gracieuse, parfaite et ce gorille l’approche, ose lui parler, lui, juste une fille parmi les autres pour lui… Et elle LUI SOURIT ! Manifestement heureuse que son tour soit enfin arrivé…

Fuir, fuir au plus vite quand la cloche a sonné, Olivier n’est plus que rage et désespoir, envie de cogner et de pleurer et il se sent si impuissant, ne rien pouvoir faire pour contrer l’inéluctable étant le pire, il a envie de se faire mal pour se punir…

Le soir il ne peut manger, ni parler, ni voir des copains de sa rue, rien, juste se morfondre sur son lit, Atilla lové contre lui, ses beaux yeux plein de compassion, enfin même pas, il sait bien que compassion tu parles, une vie de chat, juste content de profiter du confort du lit bien chaud, rien à cirer des malheurs d’Olivier…

D'ailleurs ne voila t’il pas qu’il s’étire sur le dos, avec un petit Miaou pour solliciter un grattage de bide… Un dernier étirement est il s’en va, c’est l’heure de sa promenade rituelle du soir, une fois la nuit tombée… Olivier aimerait tant être a sa place, oh oui, c’est ça : être Atilla ! Plus de soucis, plus de Juliette, plus de gym… Être Atilla… Quel bonheur cela serait… Il s’endort…

Olivier soudain se réveille … Quelque chose cloche… Il est dehors, perché en haut d’un escalier de pierre, il voit le sentier qui monte vers la colline. Il voit très bien pourtant c’est la nuit. Un peu comme dans un vieux film en noir et blanc… C’est pourtant pas la lune, pleine mais masquée par les nuages qui éclaire, non, il y voit parfaitement… Et il entend incroyablement bien aussi, des millions de micros bruits parfaitement précis et clairs. Il suffit de tourner une oreille vers un bruit particulier… Tourner l’oreille ??? Olivier se lève… sur 4 pattes ! Il en lèche une, grise, sort ses griffes… ses griffes !!! Alors il comprend dans un flash ! Il EST Atilla le chat ! Incroyable ! Il peut penser comme Olivier, enfin analyser, réfléchir, mais il est Atilla, dans son corps, et il ressent tout comme un chat, et même il fait tout comme un chat, il EST un chat !

D'ailleurs il se lève, mu par une envie pressante, un chat réagi a la seconde à chaque stimulus… La il faut pisser, pissons ! Hmmmm ! Quel délice… Vidange, odeur, faut mettre le nez bien dessus, l’odorat est précis mais pas si développé. Voila, petit signal pour les autres chats, ici c’est chez moi !

Poussé par un vague instinct, il monte à la colline. Pas pressé, le temps de tout écouter, de tout voir est pris, on capte tout… Et ces muscles rodés, pas un bruit en avançant, le pas amortit par les petits coussinets sous mes papattes…Tiens, un autre chat : Ponpounet, le chat de la voisine. Atilla «sait» qu’il n’est pas dangereux, il passe dédaigneusement sans un regard pour cette chose sans odeur. D’instinct il a classé Ponpounet dans le négligeable, le «décors»… Olivier, en humain, comprend pourquoi : Ponpounet est châtré, opération qu’Olivier préfère ne pas imaginer, vision de ciseaux coupants… AÏE, rien que d’y penser il en a mal aux… Oublions.

D'ailleurs il n’a guère le temps de penser en humain, être chat ça occupe. Là, ça c’est intéressant… Le bruit l’a stoppé net, tendu… Ses 2 oreilles s’orientent vers un point… Et il l’a voit à présent, inconsciente du danger : une petite souris grise… Atilla rampe vers sa proie, silencieux, redoutable… Il ressent les ondes d’excitation et de plaisir parcourir son corps, sensations délicieuses, impression de puissance maîtrisée, il SAIT que la souris ne pourra pas s’échapper, il est déjà trop tard, il est si prêt d’elle maintenant… Un dernier arrêt… Il a bondi, coincé la petite bête entre ses griffes, elle se débat, un peu…

Atilla la relâche brièvement, la rattrape, la relâche encore, joue avec, plante des griffes dans la chair tendre. Olivier garde une vague conscience humaine de la souffrance de la souris mais il est, en même temps, inondé de plaisir… D’un coup de dent il éventre la bestiole et croque dedans… C’est chaud, c’est doux, parfumé, un délice, ça coule sur les poils de la mâchoire, ça pégue un peu, Olivier réalise alors à quel point ses croquettes font pale figure à coté d’un tel festin !

Un léchage de babine complet, gauche, droite et ça c’est une langue ! Ca te récupère chaque petite goutte de jus… Encore un petit coup, ne pas oublier les commissures… BoOon… Atilla s’assoupit un peu, digérer c’est un art, le ventre bien au chaud sur les pierres encore tièdes du mur…

Un autre bruit. Une ombre furtive monte vers le sommet de la colline. Atilla y voit parfaitement, de plus la lune éclaire à présent le paysage, les nuages s’étant dissipés… L’ombre c’est Polo, un chat noir de la rue d’à coté, du même age qu’Atilla, mince et racé… Atilla s’élance à sa poursuite, discrètement. Tiens, une petite bagarre pour se dérouiller lui plairait bien. Olivier se régale de ressentir la montée d’excitation belliqueuse dans le corps d’Atilla, décharge d’adrénaline ou va savoir quoi qui le pousse à suivre Polo.

Atilla se sait plus fort que lui, il l’a déjà affronté 1 ou 2 fois, il ne ressent aucune crainte.

Ils déboulent sur la colline, un spectacle sidérant s’offre à leurs yeux, sous l’éclairage de la pleine lune au Zénith. Plusieurs chats sont là, formant un vague cercle à quelque distance autours d’une chatte tachetée qu’Olivier reconnaît, Choupette, la jolie minette de mamy Pauline, une gentille grand–mère qui habite en bas de la rue…

Elle se prélasse sur le dos, prend des poses provocantes, se frotte sur les herbes… Atilla est subjugué, les effluves qui émanent par bouffées de ce corps sont nouveaux pour lui, provoque une excitation puissante, incontrôlable, le possède, lui dicte sa conduite, son cerveau de chat est totalement dominé par une envie impérative d’aller toucher la créature, de la sentir, de la…

Une masse noire lui barre la route, menaçante ! C’est Polo qui prétend l’arrêter, l’empêcher d’aller toucher SA femelle ! Pauvre Polo, 2 coups de griffes sur le museau, Atilla sent que ça résiste un peu, il tire un bon coup, Olivier voit la pauvre babine se déchirer, il est bien un peu triste pour Polo, mais se sent si fort avec Atilla dans le même temps… La voie est libre, Atilla est tout prés de Choupette, son parfum le chavire, Il l’AIME à la manière chat bien sur, totalement, brutalement… Il avance son museau gourmand vers la partie la plus parfumée du corps de Choupette… Atilla n’a rien vu venir, il est soulevé, renversé par une force inouïe, à peine le temps de se relever, de faire face, la terreur le glace, une terreur de chat, il SAIT que le monstre en face est mortellement dangereux, trop gros, trop fort, des muscles de mâchoire hypertrophiés, une masse compacte et souple prête à déchirer tout ennemi. Une odeur puissante, repoussante, acre qui paralyse le cerveau d’Atilla… Olivier reconnaît Bombardier, LE matou du village, la terreur des chiens, une bête magnifique, tigré, énorme, pleine de cicatrices, qui doit peser ses 7 kilos de muscles… Olivier ressent la terreur d’Atilla avec lui, s’il pouvait il fuirait sans tarder, mais c’est Atilla qui réagit à sa manière de chat… Et il fait face, gonfle son dos, hérisse ses poils, pour tenter de paraître dangereux lui aussi… Efforts dérisoires mais il est coincé, s’il se retourne il est mort ! Il pousse un long feulement pour essayer d’impressionner son adversaire… Choupette regarde la scène avec indifférence, tout ça c’est à cause d’elle, mais elle se lèche tranquillement une papatte, l’ingrate !

Bombardier se gonfle lui aussi et commence à bouger… Comme il grand, ses yeux cruels luisent sous la lune, sa gueule grande ouverte dévoile des crocs immenses…

L’attaque a été terrible, foudroyante, définitive. Atilla n’a rien pu faire, l’autre est trop lourd, trop fort, trop entraîné… Il a senti les griffes lui labourer le ventre, déchirer sa chair si tendre à cet endroit, les crocs se sont refermés sur sa gorge, son museau, d’autres coups de griffes encore, oreilles, oeils, partout. Il essaye de fuir, se tord les pattes, tombe du mur, tente de se rétablir en vain, la chute n’en fini pas…

MERCREDI

Olivier s’est réveillé en sursaut, quel cauchemar horrible, il tremble, sue, tout cela avait l’air si réel… Impossible de se rendormir, il ressent encore la douleur d’Atilla, dans tout son corps, n’en revient pas de ne pas découvrir de plaies en se tâtant sous les couvertures, le ventre, les oreilles… non, tout est entier…

C’est le petit matin, un chat miaule bêtement en bas des fenêtres, un petit miaulement plaintif… Olivier aimerait se rendormir si seulement ce chat pouvait se taire… Quelle plainte triste… ATILLA ! Olivier bondit à la fenêtre, reconnaît à peine son chat, exsangue, ensanglanté, une oreille déchiquetée, un œil trouble, qui lève péniblement sa pauvre tête en charpie, lui lançant un miiiiiiiii désespéré. Olivier se précipite, dévale jusqu’à la rue, ramasse la pauvre bête avec 1000 précautions, éclate en sanglots, panique, désemparé, son chat, oh non !…

Il entre dans la chambre de sa mère, son pauvre minet meurtrie dans ses bras, maaamaaannn…

Vétérinaire… Olivier regarde son chat se faire manipuler, soigner, panser, recoudre, sans management, mais avec efficacité… Le veto diagnostique : "bon, ça va, il va s’en sortir avec quelques belles cicatrices, mais ça lui donnera du charme. Quand même, une tannée pareille, j’ai rarement vu ça, il a eu affaire à une panthère ou quoi ? "

Olivier ne l’aime pas, ni lui, ni ses plaisanteries… Le vet se tourne vers sa mère et lui dit "Si vous voulez éviter ça faite le opérer"… Olivier n’es croit pas ses oreilles, il veut «opérer» quoi ? Mon chat ? (La, une bordée d’insultes non reproductibles ici lui traversent l’esprit, les pires qu’il connaisse et pour son age il est plutôt doué dans ce domaine !) Il éclate, l’indignation et la colère le font bafouiller : "Vous, vous, vous ne toucherez pas Atilla" finit-il par hurler, "Opérez vous vous-même, mon chat prendra peut être d’autres dérouillées, mais un jour, ça sera LUI le roi du quartier, il est comme il est, et il le reste !

Il emporta Atilla loin de ce maniaque du sécateur, s’enferme dans la voiture… Sa mère le rejoint, hilare : "ben toi tu mâche pas tes mots, t’aurais vu sa tête… tu as raison, il est bien mieux comme ça ton matou, mais il faudra changer de veto à l’avenir"


JEUDI

Olivier hait les jeudis. Hélas, il ne peut même plus rêver d’une vie de chat, le souvenir de la nuit dans la peau d’Atilla le hante, non merci, c’est moins dur d’être humain, le maudit collège gâche l‘existence, mais en dehors c’est supportable. Et puis Juliette est la, si jolie, qui lui fait cet effet irrésistible… NoOon! Le souvenir de l’autre nuit revient, Olivier comprend tout, c’est pareil, le même rituel mais version humain… Kevin1 est là lui aussi, le caïd, prés à tomber sur n’importe quel freluquet genre lui, Olivier, qui oserait s’approcher de Juliette…! Il s’éloigne, son cœur bat moins fort, caaalme toi, lààà, respire, voilaaa… Son cerveau recommence à fonctionner… "Quand même je suis pas un chat, les Kevin’s non plus, il doit bien y avoir un moyen de se ‘battre’ sans la force… Qu’est ce que j’ai de mieux qu’eux ? Je suis pas fort, je ne suis pas très beau, mignon oui mais pas beau, mais je suis tellement moins abruti qu’eux ! Même pas abruti du tout je trouve, en fait vachement intelligent je suis ! Il FAUT que je trouve quelque chose."… Il retourne vers le groupe des copines à Juliette, guettées par les Kevin’s… Ha Juliette, qu’elle est jolie, que pourrait t’il bien lui dire d’imparable, de subtil, qui l’intéressera a coup sur ??

Comme elle est adorable, son tee-shirt rose avec un petit minou imprimé noir lui va si bien… Tout ce qu’elle porte est si bien choisi… Son cartable avec le petit chat tigré en peluche qui pendouille… Mais OUI ! ÇA, ça va marcher, c’est évident ! Il se sent soudainement sur de lui, ça VA marcher ! Il s’approche, tranquille, sympa, direct, les Kevin’s se sont dressés, le regardent effarés, OSER aborder Juliette…

"Il s’appelle Atilla mon chat et le tiens ?"

Elle se retourne, sourit " Rosette, pourquoi ? "

" Moi aussi j’adore les chats, et tu sais la nuit… Non, c’est trop incroyable… Tu vas pas me croire…"

"Si, si… Vas y, je t’écoute…"

"Ben… La nuit parfois, je me réveille et je SUIS Atilla… je sais c’est pas croyable…"

"Raconte je te dit…."

La cloche sonne…

"Je te raconte à la récré si tu veux, tu veux ?"

"Bien sur, tu t’appelles comment ?"

"Olivier"

Il est ravi, monte les escaliers en volant… Après tout, c’est peut être jouable d’être humain, faut voir…